Pourquoi
dépister ?
L’hépatite C est une maladie fréquente, transmissible,
potentiellement grave et dont on peut guérir.
Comment
dépister ?
Le dépistage repose, en présence de facteurs de risques,
sur la recherche d’anticorps anti VHC de type Elisa 3 sur 2 prélèvements
successifs. La positivité des Ac VHC signe un contact antérieur
avec le VHC. La recherche de l’ARN du VHC dans le sérum
permettra de distinguer d’une part le contact ancien guéri
(ARN VHC négatif) et d’autre part l’hépatite
chronique virale C (ARN VHC positif).
Qui
dépister ?
Le dépistage doit être proposé en cas :
Risque quantifié et élevé (prévalence >
2 %)
– Transfusion ou greffe antérieures à 1992
– Usage de drogues IV ou sniff récent ou ancien
– Enfants de mère VHC+
– Hémodialysés
– Patients infectés par le VIH ou le VHB
– ATCD de chirurgie "lourde" ou réputée
hémorragique (durée > 2 heures, orthopédique,
gynécologique, …) ou de séjour en réanimation
avant 1992
– Accident d’exposition au sang
Risque
non quantifié ou faible (prévalence < 2 %)
– Partenaires sexuels de sujets VHC+
– Entourage familial
– Population carcérale ou antécédent carcéral
– Piercing, tatouage, mésothérapie, acupuncture
avec du matériel non à usage unique
– ALT élevées sans cause connue
– d’asthénie inexpliquée
– d’antécédent d’ictère
Il doit
également être proposé aux ressortissants de pays
réputés ou présumés à forte prévalence
(Asie du sud est, Moyen orient, Afrique, Amérique du sud).