• La biopsie de foie
Objectifs
Etape incontournable dans la décision thérapeutique et examen de référence pour l’évaluation des lésions histologiques, la ponction biopsie hépatique souffre d’une représentation péjorative. Ceci constitue vraisemblablement, en partie, un obstacle au traitement et ce geste nécessite donc une explication simple et claire des modalités de réalisation.

Réalisation
La ponction biopsie hépatique s’effectue le plus souvent en ambulatoire, autrement dit à l’occasion d’une seule journée soit environ 8 à 10 heures d’hospitalisation. L’admission du patient se fait en début de matinée (vers 07h30) non à jeun. En effet, la prise d’un petit déjeuner entraîne la vidange de la vésicule biliaire et réduit ainsi le risque de plaie de la vésicule lors du geste et permet la prise des traitements habituels, notamment des traitements de substitution. La biopsie est réalisée en début de matinée. Une prémédication est effectuée avant la réalisation de la biopsie afin de détendre le patient.
Un repérage échographique permet de choisir une zone du foie sans structures vasculaires. Ceci fait, il est effectué une anesthésie locale (douleur minime et sensation un peu désagréable à l’injection avant que les tissus ne s’endorment). Ceci permet d’endormir tout le trajet de la peau au foie. Une fois l’anesthésie obtenue, le prélèvement est effectué en quelques dixièmes de seconde grâce à l’aiguille de ponction. Si la ponction est effectuée avec du matériel automatique, le prélèvement s’accompagne d’un claquement sec comparable à celui d’un pistolet d’enfant.
Le patient retourne ensuite dans sa chambre et doit rester allongé 4 heures sur le côté droit afin d’effectuer une compression sur la zone de prélèvement puis 2 heures sur le dos. Pendant ce temps, l’infirmière passe régulièrement afin de contrôler le pouls et la tension. Le retour au domicile est autorisé vers 17 heures.
Il est recommandé dans les jours suivants d’éviter les efforts physiques intenses.

Risques
Les risques sont minimes et représentés par la survenue d’une douleur (volontiers dans l’épaule droite) d’intensité le plus souvent modérée et répondant bien à la prise d’antalgiques mineurs (Paracétamol) dans environ 20 % des cas. Rarement la douleur est intense (3 %) nécessitant le recours à des antalgiques plus puissants. Les complications sévères (hémorragie, péritonite biliaire…) sont heureusement exceptionnelles (0,57 %).

Résultats
L’analyse du prélèvement permet donc d’apprécier l’importance des lésions liées à la présence du virus.
Les résultats sont rendus sous la forme d’un score, le score Métavir. Celui-ci distingue les lésions d’activité inflammatoire et les lésions de fibrose (tissu cicatriciel dont l’étendue engage le pronostic à long terme).

Score Métavir

Activité
Fibrose
A0 : Absence d’activité inflammatoire
F0 : Absence de fibrose
A1 : Activité inflammatoire minime
F1 : Fibrose portale sans septa
A2 : Activité inflammatoire modérée
F2 : Fibrose portale avec rares septa
A3 : Activité inflammatoire sévère
F3 : Fibrose septale sans cirrhose
F4 : Cirrhose

L’importance des lésions histologiques permettra, entre autres, de retenir ou non l’indication d’un traitement antiviral.
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