• FAQ

Question 1 - On m’a dit qu’on ne pouvait pas guérir de l’hépatite C, est-ce vrai?
Non, aujourd’hui en 2007, on guérit environ 60% des patients porteurs du virus de l’hépatite C. Le taux de réponse au traitement dépend du génotype avec des chances de guérison > 90% en cas de génotype 2 ou 3 et de prés de 50% en cas de génotype1. De plus, les nouveaux traitements, qui devraient être disponibles dans les 2-3 prochaines années, devraient améliorer nettement ces résultats.

Question 2 - Je ne veux pas faire le traitement contre l’hépatite C car on m’a dit que c’était difficile.
Le traitement de l’hépatite C associe 2 médicaments l’interféron pégylé et la Ribavirine. Cette bithérapie peut s’associer à un certain nombre d’effets indésirables mais pour la plupart desquels existent des traitements qui permettent de les diminuer ou de les supprimer. La fatigue est plus présente dans les premières semaines de traitement, diminue voire disparaît ensuite. La majorité des patients ne modifie pas leur rythme de travail pendant le traitement.

Question 3 - Pourquoi faire le traitement contre l’hépatite C si mon foie
n’est pas malade ?
Premièrement, l’indication du traitement repose à la fois sur des critères histologiques (importance de la souffrance du foie évaluée par la biopsie ou le Fibroscan ou la biologie) mais aussi sur des critères virologiques (génotype et charge virale). Ainsi, si le génotype est favorable (2 ou 3) ou si la charge virale est faible pour les génotypes 1, il peut être suggéré de faire le traitement car les chances de guérison sont élevées (notamment pour les génotypes 2 et 3).
Deuxièmement, on sait que la réponse au traitement est d’autant meilleure que les lésions dans le foie sont peu importantes voire absentes.
Enfin, l’âge semble également avoir une influence sur la réponse au traitement (il faut probablement mieux traiter

Question 4 - Les injections d’interféron doivent-elles se faire à l’hôpital ?
Non, ce sont des injections sous-cutanées qui sont faites soit par une infirmière (au domicile ou à son cabinet) soit par le patient lui-même (ou son conjoint). L’apprentissage est très simple et peut être fait par l’infirmière ou en consultation.

Question 5 - Peut-on faire les injections d’interféron dans les bras ?
Non, elles doivent être effectuées soit dans le ventre soit les cuisses.
Il est important de bien varier les lieux d’injections c'est-à-dire de ne pas piquer toujours au même endroit.

Question 6 - Je pars bientôt en voyage. Est-ce que je peux «sauter» une injection d’interféron?
Non, il est important d’être très régulier dans le rythme des injections et donc de ne pas louer d’injections, notamment en début de traitement.

Question 7 - Comment savoir si le traitement de mon hépatite C est efficace ?
Grâce aux prises de sang. Celles-ci sont effectuées toutes les 4 semaines et sont destinées à : 1) vérifier l’absence de complications biologiques (anémie, baisse des globules blancs ou des plaquettes, dysfonctionnement de la thyroïde)
2) s’assurer que la quantité de virus diminue bien puis disparaît. C’est l’absence de détection du virus dans le sang qui confirme l’efficacité du traitement.

Question 8 - Quelle sera la durée du traitement de mon hépatite C ?
Cela dépendra de votre génotype.
En cas de génotype 2 ou 3, la durée sera de 24 semaines. En revanche, s’il s’agit d’un autre génotype (1, 4, 5 ou 6) la durée sera de 48 semaines.

Question 9 - Que dois-je faire pour ne pas transmettre le virus de l’hépatite C à mon entourage ?
La transmission du virus de l’hépatite C se fait par le sang. De ce fait, il y a peu de risque au quotidien. Il faut ne pas partager les objets susceptibles d’être en contact avec votre sang à savoir brosse à dents, rasoir et ciseaux à ongles.
Q10 - Dois-je avoir des rapports sexuels protégés en raison de mon hépatite C ?
La transmission sexuelle du virus C est rare et favorisée par la présence de sang.
Si vous avez un partenaire stable, il n’est pas recommandé d’avoir des rapports protégés sauf en cas de rapports pendant les règles ou en présence d’infections sexuellement transmissibles ou lors des rapports anaux.
En revanche, si vous n’avez pas de partenaire stable, il vous faut avoir des rapports protégés afin de ne pas contracter le VIH ou l’hépatite B.

Question 11 – J’ai l’hépatite C. Comment savoir si je n’ai pas contaminé mes enfants ou d’autres personnes de mon entourage ?
Il suffit de faire une prise de sang pour dépister la présence d’anticorps anti VHC. Cette prise de sang est prise en charge à 100 %.
Si la recherche des anticorps est négative, cela signifiera qu’il n’y a pas eu de contact avec le virus C.
En revanche, la positivité de ces anticorps signe un contact antérieur avec le virus C, et auquel cas, il faut ensuite effectuer la recherche de l’ARN du VHC dans le sérum permettra de distinguer d’une part le contact ancien guéri (ARN VHC négatif) et d’autre part l’hépatite chronique virale C (ARN VHC positif).

Question 12 - Suis-je obligé de faire une biopsie de foie avant le traitement
de mon hépatite?
Non. Aujourd’hui, il est possible de remplacer la biopsie par d’autres examens tels que l’élastométrie (Fibroscan, examen ressemblant à une échographie) ou une prise de sang (Fibrotest, Fibromètres…). Ces examens permettent d’évaluer la fibrose hépatique (tissu cicatriciel) dont l’importance renseigne sur l’état de souffrance du foie. Néanmoins, en cas de discordance entre ces différents tests, il peut être nécessaire de faire la biopsie du foie.

Question 13 - Peut-on guérir de l’hépatite B grâce aux traitements ?
Avec les traitements actuellement disponibles, la guérison est rare (< 5 %).
Ainsi, l’objectif du traitement est la suppression de la réplication virale (négativation de l’ADN VHB) avec séroconversion HBe (disparition de l’antigène HBe puis apparition de l’anticorps anti HBe). Cela permet de supprimer la souffrance du foie et d’améliorer l’état du foie de façon prolongée.

Question 14 - J’ai l’hépatite B mais on ne me donne pas traitement. Pourquoi ?
L’objectif du traitement est d’une part la suppression de la réplication virale (négativation de l’ADN VHB) et d’autre part la suppression de la souffrance du foie puis l’amélioration de l’état du foie. Les traitements disponibles actuellement ne permettent pas de guérir.
Si on ne vous a pas proposé de traitement, c’est que vous n’avez pas de souffrance du foie et que vos transaminases (enzymes du foie) sont normales.

Question 15 - Comment savoir si je dois faire le vaccin contre l’hépatite B ?
Avant d’effectuer une vaccination contre le virus B, il faut faire une prise de sang destinée à préciser si vous avez besoin.
Cette prise de sang de dépistage permettra de définir votre statut vis à vis du virus B, autrement dit si vous avez ou non déjà rencontré le virus B et, si rencontre il y a eu, si vous avez guéri spontanément (auquel cas vous êtes protégé et n’avez nullement besoin de la vaccination) ou si le virus est toujours présent (et là non plus il ne faut pas vous vacciner mais rencontrer un spécialiste pour la prise en charge de l’hépatite B).
Cette prise de sang comprend la recherche de l’antigène HBs et des anticorps HBs et HBc. La vaccination sera proposée si la recherche de l’antigène HBs et des anticorps HBs et HBc est négative.

Question 16 - Quelle est la durée d’un traitement contre l’hépatite B ?
Tout dépend de la molécule utilisée. En cas d’utilisation de l’interféron pégylé, la durée sera de 48 voire 72 semaines. En revanche, s’il est décidé un traitement par un ou plusieurs analogues nucléotidiques, la durée est indéterminée (plusieurs années voire au long cours)

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