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Chez 75%
des sujets, l’hépatite aiguë ne s’accompagne
pas d’ictère, est souvent asymptomatique et n’est
pas diagnostiquée, alors que 25% des sujets atteints ont un ictère
et des symptômes cliniques. Une minorité de cas (moins
de 1%) ont une maladie fulminante conduisant rapidement vers le décès
et sont candidats à une transplantation hépatique d’urgence.
Parmi les adultes infectés, environ 5% demeurent des porteurs
chroniques du VHB. La figure 4 illustre un cas d’hépatite
aiguë qui évolue vers la guérison.
L’hépatite
chronique virale B survient à la suite d’une infection
aiguë par le VHB chez les sujets incapables de développer
une réponse immunitaire suffisante pour éliminer le virus.
La proportion des sujets qui évoluent vers l’état
de porteur chronique varie inversement avec l’âge; les sujets
chez qui l’infection initiale est asymptomatique ont également
un risque plus élevé de devenir porteurs chroniques. Cependant,
les mécanismes biologiques responsables de l’évolution
vers la chronicité sont encore mal connus. Chez les porteurs
chroniques du VHB, deux phases évolutives de la maladie sont
reconnues : une première phase dite réplicative, et une
seconde phase dite non réplicative ou faiblement réplicative.
Durant la phase initiale, il y a évidence de réplication
virale telle que démontrée par la présence dans
le sang de l’Ag HBe et de l’ADN-VHB. La réplication
virale cause une nécrose et une inflammation de sévérité
variable dans le foie, et les transaminases sont discrètement
ou modérément élevées. Puis après
plusieurs années d’évolution de la maladie, la réplication
virale cesse ou diminue avec une disparition de l’Ag HBe, apparition
d’anticorps anti-HBe, diminution de l’inflammation dans
le foie et normalisation des transaminases. Le taux d’ADN-VHB
diminue et devient non mesurable par les essais conventionnels d’hybridation,
mais demeure détectable par des techniques d’amplification
génique (PCR). Les patients demeurent positifs pour l’Ag
HBs, mais environ 1% des porteurs perdront éventuellement l’Ag
HBs annuellement après la séroconversion Ag HBe/anti-HBe.
Selon la durée et la sévérité de la phase
initiale de réplication virale active, qui peut varier de quelques
années à plus de 20 - 30 ans, on observe chez les porteurs
chroniques du VHB des lésions hépatiques allant du foie
quasi-normal (porteur asymptomatique) jusqu’à la cirrhose
sévère avec insuffisance hépatique grave et décès.
On estime qu’environ 25% des porteurs chroniques du VHB évoluent
vers la cirrhose. En Afrique et en Asie, on a démontré
que les porteurs chroniques ont un risque accru de développer
un carcinome hépato-cellulaire, de l’ordre de 40 à
100 fois celui de la population non infectée.
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