L’infection
aiguë par le VHC est asymptomatique dans la majorité
des cas (# 90%). L’hépatite fulminante lors d’une
infection par le VHC est très rare (beaucoup plus rare qu’avec
le VHA et VHB). Cependant, 85% des patients évoluent vers une
infection chronique. Le plus souvent, les porteurs
chroniques du VHC sont asymptomatiques mais ont des anomalies discrètes
des transaminases qui amènent au diagnostic. La progression de
la maladie est très variable, mais on estime que 20 à
30% des patients ont une cirrhose après 20 à 30 ans d’évolution.
La cirrhose liée au VHC est l’une des indications les plus
fréquentes de transplantation hépatique en Europe. L’infection
chronique par le VHC est associée à un risque accru de
carcinome hépatocellulaire. Une fois la cirrhose établie,
le taux de cancer du foie est de 1-4% par année. Le VHC entraîne
rarement des manifestations extra-hépatiques de nature immunologique
au niveau cutané, articulaire, rénal ou neurologique (lichen
plan, arthrite, Sjögren, glomérulonéphrite, cryoglobulinémie)
et est un facteur précipitant de porphyrie cutanée tardive.