• L’hépatite D

L’infection par le VHD peut prendre deux formes : co-infection avec le VHB et surinfection d’un porteur chronique du VHB. Les symptômes, les paramètres biologiques, le passage à la chronicité sont différents selon le mode de contamination du VHD, immédiat ou différé de l'hépatite B.

Dans les cas de co-infection (contamination simultanée), l’hépatite D suit le cours de l’hépatite B et évolue donc vers la guérison dans environ 95% des cas. Le VHD n'augmente pas le risque d'évolution chronique du VHB : il reste de 5 %. Ces 5 % restants deviennent des porteurs chroniques du VHB et du VHD, avec un risque plus élevé de cirrhose et de cancer du foie. En revanche, la co-infection VHB/VHD s’associe à une proportion importante d'hépatites fulminantes (17 %) responsables de la destruction de l'ensemble des cellules hépatiques en quelques jours. L'hépatite fulminante est fatale dans 80 à 90 % des cas. Seule une transplantation hépatique d'extrême urgence peut sauver le malade.
La surinfection (infection par le VHD d’un sujet chroniquement infecté par le VHB) se caractérise par une multiplication du VHD entraînant des lésions hépatiques sévères. Une hépatite fulminante peut également se produire. Le problème de la surinfection delta est le développement, dans 90 % des cas, d'une hépatite chronique D qui vient compliquer le VHB chronique, avec une évolution beaucoup plus rapide vers la cirrhose, dans 60 à 70 % des cas (dont 15 % en un à deux ans).

Copyright 2006 © Réseau Hépatites Nord-Pas de Calais, tous droits réservés. Avec le soutien de