Objectifs
du traitement
L'objectif du traitement est de contrôler la réplication
du VHB et d'éviter la progression des lésions hépatiques
vers la cirrhose ou de ralentir la progression de la maladie lorsque
la cirrhose est constituée.
Qui
traiter ?
L'indication thérapeutique repose sur l’importance des
lésions hépatiques, le taux des transaminases et l’évaluation
des chances de réponse au traitement.
Il faut traiter les patients ayant une hépatite modérée
ou sévère. On ne traite que les malades ayant une réplication
virale (ADN VHB détectable dans le sérum). Les personnes
ayant des transaminases normales et peu de lésions au niveau
du foie ne doivent pas être traitées. Par ailleurs, les
personnes ayant une forme minime (transaminases inférieures à
2 fois la normale et lésions minimes dans le foie) ne doivent
pas être traitées mais faire l’objet d’une
surveillance semestrielle biologique et virologique.
Comment
traiter ?
Il existe 2 types de traitements: l'interféron Pégylé
α (immunomodulateur et antiviral) et les antiviraux purs (analogues
nucléosidiques) plus précisément la lamivudine,
l'adéfovir et l’entécavir. Le choix de l’une
ou l’autre des molécules se fait en fonction de l’importance
des lésions histologiques et des éléments virologiques.
Globalement, la suppression de la réplication virale est obtenue
dans 30 à 40% des cas.
Les avantages du traitement par l'interféron sont une durée
de traitement définie (6 à 12 mois), une réponse
virologique durable lorsqu'elle a été obtenue et l’absence
de résistance au traitement. Les inconvénients sont les
fréquents effets indésirables (syndrome pseudo-grippal,
asthénie, irritabilité, parfois des troubles dépressifs,
baisse des globules blancs et des plaquettes).
Les avantages du traitement par la lamivudine sont l'administration
par voie orale et l'absence d'effet indésirable en pratique.
Ses inconvénients sont de maintenir un traitement prolongé
pour une durée indéterminée pour obtenir une réponse
virale, et le risque d'apparition de souches mutantes résistantes
(15 % après 1 an de traitement, jusqu'à 67 % après
4 ans de traitement).
Les avantages du traitement par l'adéfovir sont l'administration
par voie orale, le peu de résistance à long terme. Ses
effets indésirables sont rares, dans la mesure où le traitement
est adapté à la fonction rénale et où celle-ci
est surveillée. La durée du traitement doit là
aussi être prolongée de façon indéterminée.
Les avantages de l’entécavir sont également son
administration par voie orale et sa bonne tolérance.