L'hépatite B est considérée comme une maladie infectieuse
extrêmement contagieuse : le VHB est 50 à 100 fois plus
infectieux que le virus du SIDA. Le virus de l'hépatite B se
transmet par tous les liquides et sécrétions biologiques,
le plus souvent par contact sexuel et par le sang. Les principales voies
de transmission sont donc les contacts sexuels, les injections (usage
de drogues) et transfusions à risques, la transmission de la
mère à l'enfant à l'accouchement et le contact
étroit avec une personne infectée. Le virus ne peut être
transmis par l'eau ou les aliments contaminés, ni par simple
contact sur les lieux de travail. La transmission peut être inapparente,
et chez environ le tiers des sujets infectés par le VHB, aucune
histoire d’exposition ou facteur de risque n’est identifié.
L’homme est le seul réservoir du virus de l’hépatite
B.
Dans le
monde, les modes de transmission les plus fréquents sont de la
transmission de la mère à l'enfant, entre enfants d'une
même famille et par réutilisation de seringues et d'aiguilles
non stérilisées.
Le mode
de transmission varie selon les régions du globe avec prédominance
de la transmission par voie sexuelle en Europe et aux USA. En revanche,
la transmission materno-fœtale prédomine largement en Afrique
subsaharienne et en Asie expliquant la forte prévalence du VHB
dans ces régions. Dans beaucoup de ces pays, la quasi-totalité
des enfants est infectée par le VHB. En France, depuis 1992,
un dépistage systématique de toutes les femmes enceintes
est effectué au 6ème mois de grossesse.
Le mode de contamination est associé à une évolution
différente de la maladie (voir chapitre Evolution)