• Transmission du VHC
La transmission du VHC se fait par le sang. Il est ainsi possible de distinguer plusieurs modes de contaminations dont les 2 principaux sont représentés par la transfusion et l’usage de drogues par voie veineuse.
La transfusion de produits dérivés du sang (culots globulaires, facteurs de coagulation, immunoglobulines…) a été la grande pourvoyeuse d’infection par le VHC jusqu’en 1990. Autrefois de 6 à 8%, le risque de contamination par le VHC a considérablement chuté et se situe actuellement aux alentours de 1 pour 1 million. Ceci a été rendu possible par la mise en place de différents mesures : 1) les procédures d’inactivation virale au cours de la préparation des fractions coagulantes en 1987, 2) l’élimination des unités de sang en cas d’élévation des transaminases à plus de 2 fois les valeurs normales et contenant des Ac anti HBc en 1988, 3) l’élimination des unités de sang en présence d’Ac anti VHC en mars 1990 pour les tests de 1ère génération et en mars 1991 pour les tests de 2ème génération, 4) l’éviction des dons du sang des patients présentant des transaminases au dessus des valeurs normales en 1992, 5) l’utilisation des tests de 3ème génération en 1992. Depuis juillet 2001, la mise en place un dépistage génomique (recherche du génome du VHC) systématique devrait encore réduire ce risque et le faire tendre vers zéro. Actuellement, le nombre d’hépatite C post-transfusionnelle est évalué à 5 par an.

L’usage de drogues par voie veineuse constitue actuellement le principal mode de contamination. Il est généralement admis que cela représente 10 nouveaux cas par jour en France, soit environ 3600 nouveaux cas par an. La contamination se fait non seulement par le partage des seringues mais également par le partage du petit matériel nécessaire à la préparation des produits (cuiller, coton, citron…). En France, la prévalence du VHC chez les usagers de drogues est évaluée selon les régions entre 40 et 60 %. A côté de la voie veineuse, la voie nasale a également été incriminée mais reste vraisemblablement un mode de contamination marginal.

La contamination nosocomiale repose sur l’utilisation de matériel mal désinfecté t a pu expliquer un certain nombre de contamination avant les années 75-80, époque à laquelle le matériel n’était pas à usage unique et la stérilisation été effectuée par chauffage. L’application rigoureuse des règles universelles d’hygiène et de désinfection du matériel permettra la disparition de ce type de contamination.

La transmission materno-fœtale est bien établie. Le risque de transmission du VHC à l’enfant est évalué entre 3 et 5%. Il est beaucoup plus important en cas de co-infection par le virus du Sida puisque de l’ordre de 20 % ; il semble que ce risque soit également corrélé au niveau de la charge virale VHC et au génotype.
La transmission par voie sexuelle est possible, mais très faible (séro-prévalence anti VHC 3,9% chez les partenaires hétérosexuels de sujets infectés, mais jusqu’à 11,7 % chez les homosexuels). Les facteurs favorisants sont essentiellement l’existence de lésions génitales (traumatiques, infections sexuellement transmissibles), lors des rapports pendant les règles (si la femme est porteuse du VHC). Hormis dans les cas évoqués ci-dessus, les rapports sexuels protégés ne sont pas recommandés au sein d’un couple stable.

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