Caractéristiques du VHC
Le virus de l’hépatite C (VHC) a été identifié
en 1989 par des techniques de biologie moléculaire. Il appartient
à la famille des Flaviviridae, du genre hepacivirus. Les particules
virales ont un diamètre de 55 à 65 nm. Elles sont constituées
de 3 structures : 1) une enveloppe lipidique au sein de laquelle sont
accrochées 2 protéines virales E1 et E2, 2) une capside
protéique formée par la protéine de capside C,
3) le génome viral constitué d’une molécule
d’ARN simple brin.

Représentation du VHC
Le génome
du VHC est divisé en 3 régions : 1) la région 5’
non codante, 2) le cadre de lecture ouverte, 3) la région 3’
non codante.

Génome
du VHC
L’analyse
des souches de VHC identifiées dans les différentes régions
du globe a permis d’observer 6 types différents (génotypes
de 1 à 6) ainsi qu’un nombre important de sous-types au
sein de chaque génotype (identifiés par des lettres minuscules).
Les types diffèrent entre eux par 1/3 de leur séquence
nucléotidique et environ 30% de leur séquence amino-acidique,
alors que les sous-types ne diffèrent entre que par un peu plus
de 20% de leur séquence nucléotidique. Cette variabilité
génomique existe pour chaque individu porteur du VHC : de cette
manière, le VHC circule sous la forme de quasi-espèces
(mélange de variants génétiques viraux en équilibre
précaire). Cet élément est vraisemblablement un
point clef dans le maintien chronique du VHC dans l’organisme
de par la capacité d’adaptation de ces dernières
aux modifications extérieures et à l’origine de
la résistance aux traitements.
Epidémiologie du VHC
Le VHC est ubiquitaire c'est-à-dire qu’il est présent
partout dans le monde. La répartition du VHC dans le monde varie
et il existe 3 zones de prévalence (c'est-à-dire de fréquence
de la maladie). On estime que 150 millions de personnes sont atteints
d’hépatite C dans le monde soit une prévalence globale
de 3 % dont 5 millions en Europe de l’Ouest.
La France, comme le reste de l’Europe de l’Ouest et les
USA, appartient à une zone de moyenne prévalence avec
une fréquence estimée du virus de l’ordre de 1,2
% ce qui correspond à environ 500 à 600.000 personnes.
On considère que le VHC est responsable d'environ 20 % des cas
d'hépatites aiguës et de 70 % des cas d'hépatites
chroniques.
La répartition des différents génotypes et sous-types
varie selon les régions du globe. En France, comme en Europe
de l’Ouest et aux USA, la population virale est largement dominée
par les génotypes 1 (1b : 40-45% et 1a : 15-20 %). Viennent ensuite,
par ordre décroissant, le génotype 3a (15-20%), les génotypes
2 et 4 (10 % chacun) puis enfin le génotype 5 (<5%). Le génotype
6 est exceptionnel. Le génotype 1b est plus volontiers rencontré
en cas de contamination par transfusion, les génotypes 3a et
1a en cas d’usage de drogues par voie veineuse.